Ligne de Front – HS « Snipers »

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Dans la représentation des figures guerrières, le tireur d’élite, ou sniper, tient une place de choix. Représenté comme un guerrier solitaire capable de défier une armée et de frôler d’une balle le cul d’un moucheron à deux kilomètres, de dos, les yeux bandés et sans toucher les bords, le folklore a trop souvent éclipsé une histoire, qui bien que jeune, fut loin d’être une constante dans les armées.

Francis Pegahmagabow, soldat canadien ayant accumulé 378 "kills" durant la première guerre mondiale

Francis Pegahmagabow, soldat canadien ayant accumulé 378 « kills » durant la première guerre mondiale

Et c’est à quoi vient répondre ce Hors-série de « Ligne de front ». En en rappelant le rôle mais aussi les origines, qui remontent aux « sharpshooters » de Daniel Morgan lors de la guerre d’indépendance des États-Unis jusqu’aux conflits récents, sans oublier le temps fort de ce type de soldats, la seconde guerre mondiale, notamment dans les forces soviétiques. Sans être exhaustive, cette centaine de pages recadre bien les origines des snipers, souvent recrutés parmi les recrues issues de milieu rural et ayant assimilé mieux que quiconque l’aspect « traque » que cette fonction impose. Il sera tout autant apprécié de voir des épisodes peu connus remis en lumière comme l’action des snipers finlandais face aux soviétiques fin 1939, Simo Häyhä [1] en tête. Ou encore le rôle des fusils antichars par ces mêmes soviétiques face aux allemands, qui firent des ravages parmi les blindés et leurs équipages. L’aspect technique n’est pas oublié sans trop verser dans l’excès, avec des focus sur le Lee Enfield N°4, le Mosin-Nagant ou même les munitions utilisées. Force est d’avouer que le gros du magazine se consacre au front de l’est avec une démystification bienvenue de ce que la propagande a laissé comme trace, notamment pour Vassili Zaïtsev.

Un bonne exemple de légende autour du "sniper", le major Köning (ou Heinz Thorvald) qui aurait été envoyé tué Zaïtsev à Stalingrad mais dont l'existence ne fut jamais prouvée

Un bonne exemple de légende autour du « sniper », le major Köning (ou Heinz Thorvald) qui aurait été envoyé tué Zaïtsev à Stalingrad mais dont l’existence ne fut jamais prouvée

Concis, documenté et passionnant à lire, les éditions caraktère ont sorti un bon aperçu historique et technique du tireur d’élite, même si certains pinailleront sur le bref survol de la période contemporaine.

Acheter le magazine en ligne.

[1] Biographie de Simo Häyä.

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Catégories :Presse

2 réponses

  1. La période contemporaine sera peut être plus développée dans un prochain article, qui sait ?

    • De fait, l’utilisation contemporaine du tireur d’élite est corollaire à l’emploi des forces spéciales. Après une forte impopularité de l’arme après le conflit yougoslave et « sniper alley » son emploi semble être admis et rentrer dans les mœurs si j’ose dire. Il est toutefois des témoignages culturels récents intéressants sur l’emploi d’une telle force dans les conflits (« Jarhead ») ou son poids sur ses acteurs (le « american sniper » de Chris Kyle)

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